August 25, 2011

P. Guéranger - L’hébreux et le grac dans la liturgie papale


Lorsque le Pontife romain célèbre solennellement les saint Mystères, après l’épître chantée par le sous-diacre latin, le sous-diacre grec la fait entendre dans la langue de son Eglise.

Un diacre grec prononce également l’évangile en grec, après que le diacre latin l’a chanté dans la langue de Rome.

Autrefois, ce mélange des deux langues était plus fréquent dans l’Eglise Mère et Maîtresse. Ainsi, nous apprenons, d’un ancien auteur cité par Dom Martène, quel le Gloria in excelsis était chanté en grec à la messe de la nuit de Noël.

Le Liber pontificalis raconte que les douze leçons du Samedi Saint et les six du samedi de la Pentecôte se chanteaient alternativement dans les deux langues.

L’union des langues sacrées parut encore avec plus d’éclat en 1409, dans la cérémonie du couronnement d’Alexandre V, au concile de Pise; on y chanta, disent les actes du concile, l’épître et l’évangile en hébreu, en grec et en latin.

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Dom Prosper Guéranger, Institutions liturgiques 1840-1851,
[extraits établis par Jean Vaquié], Vouillé 1977, s. 262.